breaking news

Carnet de voyage: Cambodge – Étape 10: SIEM REAP (Angkor Wat)

mai 2nd, 2013 | by Ben
Carnet de voyage: Cambodge – Étape 10: SIEM REAP (Angkor Wat)
Cambodge
0

Dimanche 7 Avril : Levé tôt ! Un tuk-tuk doit venir nous chercher pour nous emmener à la station de bus à 7h30. La surprise est qu’il nous dépose dans un premier temps en ville, dans une agence de voyage, afin de récupérer d’autres voyageurs. 30 minutes d’attente en plein soleil, sous 35° déjà. Un minibus surchargé de locaux et de backpackers aux pieds sales (un point commun apparemment… un signe de ralliement peut-être !) nous dépose finalement à la station de bus pour ce qui s’annonce comme le pire trip de ma vie.

Le bus doit apparemment passer par Phnom Penh puisqu’il n’y a pas de route directe entre Sihanoukville et Siem Reap. D’après mes calculs et les horaires affichés, 5h jusqu’à PP puis 6h jusqu’à Siem Reap, avec un peu de chance on devrait y être autour de 20h. Le bus en question n’a plus rien à voir avec les bus VIP utilisés jusqu’alors. On se retrouve entassés, avec des gens assis sur des tabourets dans l’allée centrale, dans un bus hors d’âge, aux sièges provenant apparemment d’autres engins puisqu’ils sont tous différents… Seconde surprise, le bus s’arrête toutes les 10 minutes pour prendre/déposer quelqu’un, charger un paquet, une moto, faire une pause pipi, acheter à manger, dire bonjour à un pote…

Un bus bondé, un confort inexistant... bienvenu au Cambodge!

Un bus bondé, un confort inexistant… bienvenu au Cambodge!

Après le changement de bus à Phnom Penh, on est déjà largement en retard sur l’horaire, et comble de malchance, on se retrouve au dernier rang, sans place pour nos jambes, sur un siège qui n’est pas fixé est qui a la fâcheuse tendance à basculer au moindre freinage. Le bus empeste l’essence (de par notre place on est situé juste derrière le moteur) et le trajet de fera coincé entre une moine et les jambes de Jenny, les miennes étant fébrilement callées sous le tabouret du birman assis devant moi dans l’allée centrale. Au final le bus embarque 75 personnes pour 47 sièges (qui dit mieux ?). Un conseil si vous effectuez des trajets au Cambodge, évitez à tout prix la compagnie Paramount Express !!

C’est avec 2h de retard et passablement fatigué/agacé que l’on arrive finalement à Siem Reap pour la dernière étape au Cambodge. Il est 22h, on est parti depuis maintenant plus de 14h… Fort heureusement, la guesthouse que nous avons réservé, Le Golden Takeo, proposais un service de pick-up gratuit, et chance, notre tuk-tuk est toujours là à notre arrivée malgré les 2h de retard. L’auberge est plus que confortable, proposant pour 15$ la nuit une chambre tout confort avec clim et télé, incluant petit-dej, fish massage (une expérience) et prêt de vélos. Une bonne nuit de sommeil nous attend avant le grand jour.

Angkor! Enfin!!

Angkor! Enfin!!

 

Lundi 8 Avril : La journée sera entièrement consacrée aux temples d’Angkor, l’endroit que je rêve de visiter depuis plusieurs années (autant dire que je suis partiellement intenable et impatient d’y être – désolé Jenny). Pour le fun (et surtout pour économiser quelques sesterces) on décide de visiter la zone en vélo (le meilleurs moyen de visiter la zone selon les quelques guides consultés…. Ils ne l’ont apparemment pas fait eux-mêmes, tant l’effort est rude et la chaleur un vrai obstacle).

Angkor, c’est en réalité plusieurs zones (2 majeures), des dizaines de temples dont certains sont apparemment encore à découvrir, le tout s’étalant sur plusieurs dizaines de km. Deux circuits sont recommandés, un petit et un grand, selon le temps consacré, le moyen de transport et surtout le courage… On part du principe que l’on fera au moins le petit circuit, qui couvre les principaux temples (il est déjà tard au moment de décoller – et mon sens de l’orientation légendaire m’a fait défaut au moment de trouver le chemin des temples, nous perdant au milieu d’un village). Pour entrer dans la « zone archéologique », il faut passer au guichet, arrêt obligatoire pour payer les 20$ chacun. On nous remet un « passeport » avec notre photo qui sera demandé à l’entrée de chaque temple.

Angkor Wat, et ses centaines de touristes!

Angkor Wat, et ses centaines de touristes!

Une fois notre visa en poche, c’est parti au milieu de la forêt, la carte dans une main, la bouteille d’eau déjà vide dans l’autre, à l’assaut du premier temple, le plus connu, Angkor Wat. La première impression est mitigée, bien que le temple soit impressionnant vu de l’extérieur, le nombre de touriste est plutôt effrayant et bien loin des clichés que je me faisais du lieu…

Le temple est immense et son histoire passionnante. Les couloirs, portes, cours et alcôves s’enchainent, le point d’orgue étant la montée jusqu’au sommet du temple, 70 marches, quasi-abruptes et une mince rampe pour éviter de plonger dans le vide). Un souci se profile toutefois à l’horizon : Jenny n’est pas en règle avec le code vestimentaire pour entrer dans certaines parties « sacrées » des temples – épaules dénudées et short trop court. Il va falloir faire du shopping, heureusement plusieurs marchands ont prévu le coup. Après une longue séance d’essayage, on reprend la visite des second, troisième, quatrième temples… enchainant les bouteilles d’eau. Un doute subsiste : aucun des temples visités ne correspond à l’image la plus célèbre concernant Angkor, je veux parler des temples recouverts par la végétation, notamment les immenses racines des arbres grignotant les murs. Après recherche, on apprend qu’un seul des temples a été laissé dans cet état « naturel », devenant le plus célèbre de la région. Pas de chance pour nous ce temple sera le dernier de notre circuit et l’on commence à sérieusement fatiguer. Déjà 5h à rouler et il fait de plus en plus chaud (et on a pas mangé grand-chose). Au bout d’un certain temps le sentiment que tous les temples se ressemblent se fait légèrement ressentir et l’on se décide, après une pause insolation de Jenny, d’avancer jusqu’au Graal, Ta Phrom, puisqu’il s’appelle ainsi.

Enfin la vision que j'avais des temples d'Angkor...

Enfin la vision que j’avais des temples d’Angkor…

Ce temple se distingue en effet de tous les autres, mélange de ruines et de parties reconstruites (financées par l’Inde – ce temple a été construit, on l’a découvert récemment, par des Hindouistes). D’ailleurs, le temple est en constant travaux, mais cela ne gâche pas la visite. Ambiance Tomb Raider/Indiana Jones assurée !

Il est 17h, le soleil va doucement se coucher et nous devons retrouver notre chemin jusqu’à Siem Reap. Ce que nous n’avions pas calculé, c’est que nous n’avions avancé jusque-là que dans une seule direction, s’éloignant progressivement de la ville, et qu’il faudrait à présent refaire le chemin inverse (une vingtaine de km). « Best Idea Ever » répète Jenny, plus qu’énervée… devant faire confiance à mon sens de l’orientation douteux et une carte pas très claire que je refuse obstinément de lâcher.

Le vélo, définitivement le meilleur moyen de découvrir Angkor!

Le vélo, définitivement le meilleur moyen de découvrir Angkor!

C’est épuisés, 8h, 600 photos et 12 litres d’eau plus tard que l’on rentre enfin à l’hôtel. Une bonne expérience, à vivre une fois dans sa vie : Angkor, check !

Mardi 9 avril : Après la longue journée d’hier et la non moins longue nuit de récupération, le programme est léger : découverte de la ville, un tour au marché, dans le quartier « colonial » et un dîner dans un resto conseillé par mon amie Synet (et tenu par sa tante) – « La Cabane » je vous le recommande !

Besoin de tongs?

Besoin de tongs?

Siem Reap est une ville à taille humaine, qui se visite aisément à pieds. Repère de backpackers et de touristes en visite groupées, la ville est majoritairement tournée vers le touriste, la preuve en est une vie nocturne particulièrement animée autour de son centre névralgique « PUB STREET » (et ce n’est pas un surnom…). Dizaines de bars, clubs, restaurants, salons de massages (ambiance Patong par moment… en moins glauque), mention spéciale au X-bar : musique live non-stop, fermant tard le matin, et possédant sur son toit une rampe de skateboard! (unique au Cambodge et peut-être dans le monde…).

15 partie de billards, quelques bières et une lourde défaite plus tard, dernière nuit au Cambodge et fin de la seconde étape. Demain, départ pour la frontière avec la Thaïlande que l’on traversera… à pieds !

Petit point budgétaire… nous avons dépensé 540$ à deux en 9 jours de voyage ! On est limite concernant le budget moyen (d’environ 25$/jour/personne). Reste à croiser les doigts pour que les hôtels en Birmanie ne soient pas aussi chers qu’on le dit…

 

Pour revenir en arrière – Etape 9: SIHANOUKVILLE

 Pour lire la suite  – Etape 11: POIPET – BANGKOK

Un rencontre peu ragoutante: une araignée géante!

Un rencontre peu ragoutante: une araignée géante!

Bouddha se cache un peu partout...

Bouddha se cache un peu partout…

La nature a repris le dessus...

La nature a repris le dessus…

Au temple de Ta Phrom, les arbres grignottent les murs

Au temple de Ta Phrom, les arbres grignottent les murs

Il va falloir grimper...

Il va falloir grimper…

... mais la vue vaut bien un  effort!

… mais la vue vaut bien un effort!

L'un des enfants peuplant les temples d'Angkor

L’un des enfants peuplant les temples d’Angkor

Des pierres, des pierres, encore des pierres...

Des pierres, des pierres, encore des pierres…

Un arbre... surdimensionné!

Un arbre… surdimensionné!

Plus on s'éloigne du temple d'Angkor Wat, plus les touristes se font rares...

Plus on s’éloigne du temple d’Angkor Wat, plus les touristes se font rares.

 

Ben (151 Posts)

Passionné de voyages, mon but est de pouvoir partager autant que possible mes expériences afin de vous aider ou vous inspirer pour vos futurs départs. Ainsi, j'ai eu la chance de pouvoir visiter plus de 40 pays et un peu plus de 120 villes, mais la liste de destinations à découvrir est encore très longue. Mon souhait pour les mois à venir: avoir davantage de temps pour rédiger mes carnets de voyages et publier mes photos prises aux quatre coins du globe et bien sûr... Voyager!


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *